dimanche 30 mars 2008

France Terme

La Mission linguistique francophone salue la mise en ligne du nouveau site d'aide au maniement du vocabulaire "France Terme".

Créé par la Délégation générale à la langue française et aux langues de France du ministère de la Culture [français], ce site propose des outils (moteur de recherche lexicale, traduction automatique) et des contenus explicatifs facilitant la sélection et la compréhension des termes spécialisés, nouveaux ou non, dans tous les domaines.

mercredi 12 mars 2008

huissiers et huisserie

En vieux français, une porte était un huis. Tout ce qui concerne portes et fenêtres dans une construction s'appelle aujourd'hui encore huisserie.

Ici, la terminologie de l'architecture rejoint celle de la justice et de ses huissiers.

D'où vient ce nom d'huissiers de justice ? Non pas du fait qu'ils frappent à votre porte, avec des intentions parfois sévères - ni qu'ils vous dissuadent de jeter votre argent par les fenêtres - mais du fait que leur fonction première fut de garder l'entrée des tribunaux pour empêcher quiconque d'y écouter aux portes. Les huissiers protégeaient ainsi le secret des délibérations, derrière leurs portes fermées - en vieux français : leurs huis clos.

Cette mission de confiance supposait de tels mérites que, par édit de janvier 1691, le Premier huissier du parlement de Paris était anobli d'office.

Il existe en français d'autres huissiers que les huissiers de justice : les huissiers des finances publiques (autrefois huissiers du Trésor), dont le métier consiste à saisir les biens des contribuables étourdis ; et les huissiers tout court, également surnommés "aboyeurs", dont la fonction est d'annoncer les visiteurs des grands personnages (voir photo).

POUR ACCEDER A LA PAGE D'ACCUEIL DU SITE, CLIQUEZ ICI

mardi 11 mars 2008

au final (sic)


Le pire, le total, le gré, le départ - mots masculins - ont donné naissance en français à des locutions adverbiales construites avec au (au pire, au total, au gré, au départ). L'heure, la sauvette, la suite, la fin - mots féminins - ont donné naissance à des locutions adverbiales construites avec à ( à l'heure, à la sauvette, à la suite, à la fin).

Plutôt que d'aller chercher dans le grand coffre à jouets de la langue française ce qui s'y trouve déjà, certains bricolent depuis peu des bidules inutiles, comme "au final", oubliant que cela existe déjà au féminin : à la fin. Avec un à et non un au. Parce que la fin est féminine et non masculine.

Après avoir tué l'avenir [devenu le futur], finalement ils vont bien réussir à nous tuer aussi la fin.

PS : Ce qui est curieux, c'est que les amnésiques qui ont injecté cette anomalie dans la langue [le final n'existe pas, il n'existe que la finale ou le finale - avec un E à la fin (!), en souvenir de son origine italienne] se sont contentés de remplacer à la fin par au final, et ne sont pas allés jusqu'au bout de l'idée en remplaçant aussi à la suite par "au suivant", etc. Mais patience, tout arrive.


POUR ACCEDER A LA PAGE D'ACCUEIL DU SITE , CLIQUEZ ICI