lundi 14 août 2017

Jeu télévisé : la loterie phonétique

Ce lundi 14 août 2017 est à marquer d'une pierre noire. Sur une chaîne francophone d'informations télévisées en continu, un commentaire de reportage enregistré a été ainsi prononcé par une voix masculine rétribuée pour ce faire : "un soldat est décédé, vin autres sont blessés".

Il ne s'agit pas d'un bafouillage aussitôt déploré par le piètre locuteur professionnel, mais d'une rude faute lue avec application par un récitant devant l'oreille attentive d'un ingénieur du son, vérifié par un rédacteur en chef, puis diffusé par le diffuseur. En boucle et sans retouche ni regrets.

Désormais, il est donc publiquement reconnu comme admissible que l'orthographe du nombre vingt soit incertaine pour un journaliste de la presse parlée devant son micro et pour ses collègues, au point que, dans le doute, mieux vaille s'abstenir de prononcer les liaisons obligatoires [dix-z-ans, vingt-t-ans, etc], dans la mesure où elles supposent une connaissance minimale de l'orthographe. Sur BFMTV, et bientôt partout ailleurs, on va pouvoir gagner sa vie comme commentateur sans savoir écrire le nombre 20 en toutes lettres, et donc en prononçant "vain an" au lieu de "vingt ans" et "vain autre" au lieu de "vingt autres".

Patience : plus que trois ou quatre ans à ce rythme médiatique, et on se sentira idiot de prononcer instinctivement "j'ai deux enfants" au lieu de "j'ai deu-enfant".

bleu cocu

Aujourd'hui, l'infidélité est jaune. Jaune cocu. Sous Louis XI, elle était bleue : "les bleu-vêtus", c'étaient les maris trompés. La langue évolue avec liberté, la condition humaine se perpétue avec libertinage...
Mais quand un évènement devient un événementiel (sic), et quand de bonnes relations deviennent un bon relationnel (sic), la langue évolue-t-elle ou se dénature-t-elle ? La réponse est dans la question : ici la nature des mots s'altère. Les adjectifs dérivés des substantifs évincent les substantifs eux-mêmes. Ils les font cocus. Sans liberté ni libertinage, hélas, mais dans une vaniteuse surcharge de syllabes.

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dimanche 13 août 2017

le vyomanaute est sur orbite

Le mot vyomanaute désignerait un astronaute originaire d'Inde ou navigant à nord d'un vaisseau spatial indien. Avec un bonne dose d'inauthenticité, son étymologie mêle le sanskrit व्योम vyoma (ciel) et le latin nautes (marin).

Au même titre que le terme "taïkonaute", l'usage de ce néologisme ébouriffant est à réserver aux professionnels du commentaire spatial qui ont perdu le sens commun.  Ceux qui jonglent, selon les fusées, avec les cosmonautes, spationautes, astronautes, taïkonautes, coréonautes ou vyomanautes ; et ne perçoivent pas l'absurdité de prétendre imposer à la langue française la complication inouïe de désigner une même activité professionnelle par un nom différent selon la nationalité de qui exerce la profession ou pratique l'activité.

On plane dans l'absurde intersidéral. Un skieur, une infirmière ou un pâtissier changent-ils de désignation selon leur pays d'origine ?

Aux tenants du terme "vyomanaute" que cette objection ne fait pas redescendre sur terre, nous posons (avec gravité, bien sûr) la question stratosphérique que voici : quel mot vous faut-il maintenant inventer ou adopter pour désigner un cosmonaute gréco-turc formé par les Russes et embarqué dans une capsule kenyane cofinancée par l'Inde et la Chine pour embêter la Corée du Nord  ?

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samedi 12 août 2017

bon déroulement et mauvais déroulé

La Mission linguistique francophone et l'Académie française unissent leurs efforts pour rappeler d'une même voix qu'une action se déroule selon son déroulement et non selon son "déroulé" (sic) - contrairement à ce que l'on lit depuis peu d'années sous la plume de rédacteurs professionnels adeptes de l'approximation. Et dans la bouche de ceux que la répétition des erreurs de langage nouvelles attirent irrésistiblement par la seule vertu de leur nouveauté. Pour ces francophones-là, que nous avons sondés, le bon déroulement est un mot éculé qui manque de dynamisme. Selon eux, le "déroulé" (sic) d'une cérémonie, c'est plus actif [*]. Et de toute façon - tranchent-ils - on est libre de dire ce qu'on veut quand même, non ? Ce dévoiement de la notion de liberté ne suscite ni le "consternement" ni le "consterné", mais bien la consternation.

[*] Faux : le néologisme "un déroulé" est issu du participe passif du verbe (se) dérouler ; il est donc impropre à évoquer l'action autrement que subie. Il appartient indéniablement au registre de la passivité et non de l'activité.

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vendredi 11 août 2017

le Cdt n'est pas cordial

En français, les trois lettres Cdt sont l'abréviation du mot Commandant.* Il existe pourtant des correspondants par voie de courriels, nullement titulaires du grade de commandant, qui vous terminent leurs messages par les trois lettres "Cdt".

En réalité, ils ignorent les usages épistolaires de base et entendent par là vous saluer cordialement. Mais ils pourraient aussi bien vous tirer la langue ou vous faire un bras d'honneur. Car si l'on n'est pas cordial au point de prendre la peine d'écrire en toutes lettres une formule de politesse déjà concise à l'extrême, alors on ne l'est pas du tout.

*Tout en capitales, CDT est le sigle des comités départementaux du tourisme.

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mercredi 9 août 2017

"par contre" est parfaitement correct

Il est tout à fait faux que la locution adverbiale par contre soit grammaticalement incorrecte, comme on l'entend dire aujourd'hui encore.

La cabale contre cette expression est ancienne, puisqu'elle est l'œuvre de Voltaire qui fit, on ne sait pas exactement pourquoi, une fixation contre par contre. Il a fallu attendre 1920 pour qu'André Gide s'emploie à contrer définitivement le feu de feu Voltaire en démontrant que non seulement par contre était grammaticalement correct, mais qu'il existait des contextes dans lesquels on ne pouvait pas remplacer par contre par en revanche comme prétendait l'exiger ce bon Voltaire - et comme se croient obligés de le faire ceux qui se laissent piéger par la rumeur discréditant depuis lors l'emploi de "par contre".

• Sur le plan grammatical et syntaxique
Par contre est formé sur le modèle de par ailleurs, si l'on considère "contre" comme un adverbe [comme dans : ''seul contre tous''] ; et sur le modèle de par avance, si l'on considère "contre" comme un substantif [comme dans : ''un contre foudroyant'']. Or, par ailleurs et par avance sont parfaitement corrects et ne sont contestés par personne. De même, par contre est parfaitement correct et ne devrait plus être contesté par personne à notre époque.

• Sur le plan logique et stylistique
Pour démontrer la nécessité de conserver l'expression par contre dans l'arsenal sémantique, André Gide a pris à peu près l'exemple que voici. Si vous dites : "mon bien aimé mari n'a été que blessé à la guerre, en revanche mes deux fils adorés y ont perdu la vie", vous dites une absurdité, car il n'y a là nulle revanche (sauf pour votre ennemi, peut-être). La seule formulation sensée est donc : "mon bien aimé mari n'a été que blessé à la guerre, par contre mes deux fils adorés y ont perdu la vie'".

Illustration : Voltaire, partisan courageux et rationnel de l'abolition de la peine de mort, mais ennemi injuste et irrationnel de la locution par contre

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lundi 7 août 2017

d'est en ouest

Pour en finir avec les fautes de prononciation consistant à faire entendre des " -e- " qui n'existent pas, le plus simple est sans doute... de les faire exister.

Chacun a pu remarquer que les orateurs professionnels francophones parvenaient sans peine à prononcer le duo de consonnes "-st-" [statistique], mais qu'il semblait être au-dessus de leurs forces de prononcer correctement le trio de consonnes "-stn-" [postnatal], "-stf-" [Ouest-France] et surtout "-std-" sans interposer une voyelle E qui n'existe pas. C'est ainsi que l'est de l'Europe devient " l'est-e de l'Europe ", et tout à l'avenant.

Il est vrai qu'articuler le phonème "-std-" n'est pas naturel aux francophones, tandis que les anglophones y arrivent sans peine et sans marquer de pause : "he's the best director". Ce n'est donc pas une acrobatie héroïque pour la bouche humaine. Si les francophones ont beaucoup de mal à prononcer "zeste de citron", "geste de dépit", "reste du temps" sans faire entendre le E muet de reste, il n'y a pas là de faute car ce E existe bien, même s'il est muet le plus clair du temps ["plus un geste, reste à ta place, crache ce zeste"]. Tandis qu'il est fautif de prononcer des voyelles qui n'existent pas dans les mots [un ours-e blanc, mon ex-e-femme, les fast-e-food]. C'est pourquoi le seul moyen de prononcer correctement À l'est d'Eden est de marquer, si besoin est, une très courte pause entre est et d'Eden.

Mais la grande majorité des orateurs passent à côté de cette solution, et se livrent à la prononciation d'une faute d'orthographe : "l'oueste du pays".

Devant ce constat, vieux de plusieurs décennies, et devant l'incapacité des grands médias parlés à obtenir de leurs professionnels de la parole qu'ils cessent de commettre cette entorse à la phonétique, appelée savamment paragoge, la Mission linguistique francophone propose avec pragmatisme - et un zeste de dérision - une modification orthographique qui résoudrait le problème : accepter désormais les orthographes oueste et este. La prononciation " ouest-e " et " est-e " devant un D serait ainsi officialisée et licite. À la différence de son actuel statut officieux, elle cesserait d'être incohérente avec la graphie.

Cette évolution orthographique n'aurait rien de choquant ni d'absurde, puisque les mots ouest et est nous viennent de l'anglais west et east. Ils ont donc déjà subi une adaptation orthographique à l'élocution française et peuvent en subir une autre sans dommage. La question n'est même pas de savoir si l'erreur des professionnels de la parole peut ainsi légitimement peser sur l'évolution de la langue : elle pèse effectivement, et de tout son poids. Autant prendre ici acte de la trop grande difficulté de prononcer STD, plutôt que de se battre contre les moulins à vents - vent d'est ou d'ouest.

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dimanche 6 août 2017

spécialisé en p'tit nègre

Dans la présentation des sites internet d'un célèbre éditeur de la presse professionnelle, on peut lire cette description, très conforme à une tendance du français des affaires : "sites spécialisés métier" (sic).

C'est ce qu'on appelait jadis du "p'tit nègre", parce que les Francophones d'Afrique noire fraîchement colonisés avaient injustement attiré sur eux les railleries qu'inspiraient une maîtrise parfois sommaire de la syntaxe de la langue maternelle de leurs colons. Hier : "y'a bon Banania". Aujourd'hui : "sites spécialisés métier".

Ne sait-on plus, dans le monde des affaires ni chez les rédacteurs de la presse professionnelle francophone, comment construire une simple phrase comprenant le mot spécialisé ? Réveillez-vous : en français non risible, on n'est pas pas "spécialisé chose" ! On est spécialisé en ou spécialisé dans quelque chose. On est spécialisé dans les métiers de la fonction publique, ou spécialisé en droit administratif. Cette syllabe supplémentaire n'est ni épuisante à articuler ni coûteuse à écrire.

On remarquera que la formule précitée ("sites spécialisés métier") souffre par ailleurs de l'absence d'un S au pluriel de métiers. À moins que ces sites soient spécialisés dans un seul métier. Mais alors pourquoi plusieurs sites ?

Attaqué par le snobisme corporatiste et par l'ignorance, jusque dans sa syntaxe, le français va mal. Sur internet plus encore qu'ailleurs. Et sous la plume des communicants plus que sous n'importe quelle autre. Ce qui les discrédite métier (1).

(1) Pour parler comme ils écrivent... Comprenez : "ce qui les discrédite professionnellement".

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samedi 5 août 2017

quand tout est "sécurisé", plus rien n'est sûr...

En France, le discours ambiant des premières années du vingt et unième siècle a été pétri de considérations sur la sécurité.

La Mission linguistique francophone constate qu'il en résulte des dérives lexicales malencontreuses. Si le vif succès du mot "insécurité" n'appelle pas de mise en garde, il n'en va pas de même pour l'emploi fautif des barbarismes "sécuriser", "sécurisé" et "sécurisation", actuellement omniprésents dans le vocabulaire des professionnels de la langue et, par suite, du public.

Les choses ne sont plus sûres, elles sont "sécurisées".
Les biens et les personnes ne sont plus en sécurité, ils sont "sécurisés".
Les inquiets ne sont plus rassurés, ils sont "sécurisés".
Les faibles ne sont plus protégés, ils sont "sécurisés".
Les activités à risque minime ne sont plus encadrées ni surveillées, elles sont "sécurisées".
Les périmètres dangereux pour notre sécurité ne sont plus interdits ni bouclés, ils sont "sécurisés".
Les champs de mines ne sont plus déminés, ils sont "sécurisés".
Les falaises, les voûtes, les murets qui menacent de s'écrouler ne sont plus consolidés ni étayés, ils sont "sécurisés".
Les villes assiégées ne sont plus envahies ni conquises ni prises ni même défendues, comme elles l'étaient jadis ; les correspondants de guerre nous disent qu'elles sont maintenant "sécurisées" par l'assaillant (c'est-à-dire qu'il s'en est rendu maître) - ou "sécurisées" par l'assiégé s'il se défend bien.

Bref, "Sécurisé/sécuriser" peuvent signifier tout et son contraire.

Mais cette vacuité de sens n'est pas leur moindre défaut. La Mission linguistique francophone rappelle que "sécuriser" et "sécurisé" sont initialement des barbarismes dérivés d'une mauvaise traduction du verbe anglais "to secure" [signifiant "assurer", "rassurer", "rendre sûr", "garantir"].

Paradoxe ultime : aussi présent qu'il soit sous divers aspects déformés, le mot sécurité lui-même perd sa vigueur de jour en jour et vit dans la plus grande insécurité, menacé de disparition sous les coups lourds et gauches du barbarisme "sécurisation" (sic) - un synonyme illégitime dont abusent rédacteurs et locuteurs professionnels, tous secteurs confondus - organismes officiels compris.

Conclusion : "sécuriser", "sécurisé" et "sécurisation" sont à proscrire activement dans le langage courant (1). La langue française dispose de tous les mots voulus et n'a nul besoin de ces néologismes paresseux qui dévorent les mots de sens clair, ces parasites brutaux au sens vague, à l'origine défectueuse, nuisibles à sa clarté et à sa cohérence.

Car quand tous est "sécurisé", plus rien n'est sûr. Ni certain.

(1) Le verbe sécuriser et à réserver aux spécialiste de la psychologie lorsqu'ils évoquent l'action d'instaurer un sentiment de sécurité. Ce qui peut aussi très bien se dire "rassurer", mais laissons-leur la jouissance exclusivement technique de ce jargon qu'ils emploient depuis plusieurs générations et qu'ils chérissent. Par contre, il n'y a pas à prêter attention aux dictionnaires, imprimés ou en ligne, qui autorisent d'autres acceptions en français courant, sous prétexte qu'on les a lues dans la presse au détour d'un article mal rédigé... 

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vendredi 4 août 2017

concertos et scénarios

Le pluriel de scénario est scénarios. Le pluriel de concerto est concertos. Tout comme le pluriel de lavabo est lavabos.

L'Académie française a depuis longtemps tranché la question du pluriel des mots étrangers adoptés par le français : ils doivent être traités comme des mots français, c'est-à-dire équipés au pluriel d'un S final et aucune autre fantaisie exotique.

On trouve pourtant encore de nombreux partisans des "concerti" et des "scénarii", formes d'inspiration italienne [d'inspiration, seulement, car le pluriel italien du mot italien scenario est scenari, avec un seul i] mais fautives en français - langue dans laquelle les pluriels de ces mots sont concertos et scénarios. De fait, le mot scénario n'est manifestement plus un mot italien, puisqu'il est équipé d'un accent aigu, inconnu en Italie. Comme souvent, l'incohérence est au rendez-vous : les mêmes qui veulent écouter des concerti en rédigeant des scénarii ne disent pas qu'ils redoutent la prolifération des "viri dans les aquaria" mais bien des virus dans les aquariums.

Alors, restons sobres et n'étalons pas de prétentions latinistes ni italianisantes quand le français fait tout pour nous faciliter la vie. Ce qui n'est pas toujours dans sa nature... 

mercredi 2 août 2017

les vingt-quatre dernières heures

La langue française a subi ces dix ou quinze dernières années une sévère poussée de désorganisation dans l'emploi des adjectifs dernier, premier, prochain placés au contact d'un nombre.

La grande majorité des journalistes, des orateurs politiques et des rédacteurs publicitaires nous parlent des "prochaines 48 heures" ou des "dernières 24 heures". Entraînant le public à patauger dans les fautes qu'ils banalisent, ces professionnels de la langue vivent sous l'influence de mauvaises traductions de l'anglais, langue dans laquelle l'ordre des mots est ici l'inverse du nôtre.

En français, l'adjectif cardinal (un, deux, trois, etc) doit toujours se situer avant l'adjectif qualificatif. Ce n'est pas une option, c'est une obligation. Le français exige que l'on dise : "j'ai trois grands enfants", et non : "j'ai grands trois enfants". On ne peut donc en aucun cas dire non plus "les dernières vingt-quatre heures". Le seul ordre correct de ces mots est : "les vingt-quatre dernières heures".

Cette règle intangible du français se vérifie aisément : chacun dit bien "dans les deux prochains jours" et non "dans les prochains deux jours" ; l'ordre à respecter est exactement le même pour "quarante-huit (prochaines) heures", synonyme de "deux (prochains) jours".

N'est-il pas vertigineux de devoir rappeler à des professionnels de la langue sur quelles fondations doit s'édifier leur discours, et ce jusque dans l'ordre le plus élémentaire des mots ?

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